Tu veux lancer ton propre serveur Rust, pour ta team ou pour une communauté ouverte ? On t'explique tout, de la commande au premier wipe — sans jargon technique, sans pré-requis impossibles.
Sur un serveur officiel tu subis les règles des autres : le rythme des wipes, la taille de la map, le nombre de joueurs, les plugins. Avec ton propre serveur tu décides de tout — et surtout tu décides quand la map repart de zéro, ce qui est la vraie question sur Rust.
Ce dont tu as besoin avant de commencer :
Aucune connaissance technique préalable, et aucune clé de licence à récupérer contrairement à FiveM : un serveur Rust démarre sans rien demander à personne.
💡 Pourquoi pas d'essai gratuit sur Rust ? Parce qu'un serveur Rust ne se juge pas en 48 h, il se juge sur un cycle de wipe complet — soit un mois. Un essai court donnerait une image fausse du jeu. Si tu veux d'abord tester notre infrastructure, l'essai Garry's Mod 48 h tourne sur les mêmes machines.
Sur Rust, la RAM dépend surtout de deux choses : la taille de la map et le nombre de joueurs. Une map de 4500 consomme beaucoup plus qu'une map de 3000, même avec dix joueurs connectés.
Tous les paliers tournent sur AMD Ryzen 9 9950X, DDR5 ECC et stockage NVMe, avec l'anti-DDoS et la compatibilité Rust+.
💡 Dans le doute, prends en dessous. Le changement d'offre se fait en un clic depuis ton service, sans perdre ta map. Mieux vaut monter au deuxième wipe que payer six mois de RAM inutilisée.
Livraison : 30 secondes. Ton serveur est créé automatiquement et apparaît dans ton espace client. Le premier démarrage télécharge les fichiers du jeu depuis Steam : compte 5 à 10 minutes avant qu'il soit joignable.
Tout se règle depuis ton espace client, onglet Démarrage. Aucun fichier à éditer à la main. Les champs qui comptent :
💡 Après chaque modification dans l'onglet Démarrage, il faut redémarrer le serveur pour qu'elle soit prise en compte.
Ces deux champs génèrent ta map. C'est le choix qui structure toute ton expérience de jeu.
Entre 1000 et 6000. En pratique :
Un simple nombre qui détermine la génération du terrain. Le même seed avec la même taille donne toujours exactement la même map — c'est ce qui permet de prévisualiser une map avant de l'appliquer, sur un site comme RustMaps.
🛑 Changer le seed ou la taille du monde efface la map et toutes les constructions. C'est un wipe, même si tu ne l'avais pas prévu. Ne touche à ces deux champs qu'au moment où tu veux justement repartir de zéro.
Le champ Framework mods décide si ton serveur accepte des plugins.
💡 Tu peux passer de vanilla à oxide plus tard sans perdre ta map, et inversement. Le framework se réinstalle au démarrage suivant.
Trois champs concernent l'administration à distance :
Pour te donner les droits admin en jeu, ouvre l'onglet Console de ton service et tape :
ownerid TON_STEAMID64 "TonPseudo" "Proprietaire" server.writecfg
Ton SteamID64 s'obtient sur steamid.io à partir de l'URL de ton profil Steam.
Une fois Oxide ou Carbon actif, un plugin s'installe en déposant un fichier.
Quelques plugins que la plupart des serveurs finissent par installer :
AdminRadar # voir les joueurs en mode admin Kits # kits de depart RemoverTool # supprimer ses propres constructions Vanish # devenir invisible en admin ServerRewards # economie de serveur
💡 Commence avec cinq plugins maximum. Un serveur avec quarante plugins qui lag est impossible à débugger — et sur Rust, un serveur qui lag se vide en une soirée.
C'est ce qui différencie Rust de tous les autres jeux. Facepunch publie une mise à jour le premier jeudi de chaque mois, et cette mise à jour force le wipe de la map.
Tu as donc deux décisions à prendre :
Pour wiper la map manuellement : arrête le serveur, puis via l'onglet Fichiers supprime dans server/rust/ les fichiers .sav et .map. Au redémarrage, une nouvelle map est générée.
🛑 Le champ Auto Update vaut 1 par défaut : garde-le. Après la mise à jour mensuelle, un serveur resté en ancienne version devient injoignable pour tout le monde — les clients se sont mis à jour, pas lui.
Annonce toujours tes wipes à l'avance sur ton Discord. Un joueur qui perd sa base sans avoir été prévenu ne revient pas.
Le champ Intervalle de sauvegarde (600 secondes par défaut) définit la fréquence à laquelle Rust écrit l'état du monde sur le disque. Dix minutes est un bon compromis : plus court use le disque, plus long risque de perdre du progrès en cas de crash.
À côté de ça, l'onglet Sauvegardes de ton service crée une copie complète :
Monitoring intégré : on t'envoie un email automatique si ton serveur dépasse 90 % de RAM, CPU ou disque pendant plus de 30 minutes d'affilée. Tu sais quand upgrader sans avoir à surveiller quoi que ce soit.
« Mon serveur n'apparaît pas dans la liste en jeu »
Le premier démarrage télécharge plusieurs Go depuis Steam. Ouvre l'onglet Console : tant que le téléchargement défile, c'est normal. Compte 5 à 10 minutes.
« Les joueurs ne peuvent plus se connecter depuis hier »
Une mise à jour Rust est sortie et ton serveur est resté en ancienne version. Vérifie que Auto Update vaut 1, puis redémarre.
« J'ai changé la taille de la map et tout a disparu »
C'est le comportement normal : seed et taille du monde définissent la map. Les modifier régénère le terrain et efface les constructions. Sans sauvegarde, il n'y a pas de retour arrière.
« Mes plugins ne se chargent pas »
Le champ Framework mods est resté sur vanilla. Passe-le sur oxide ou carbon, puis redémarre.
« Le serveur lag dès 30 joueurs »
Map trop grande pour la RAM allouée, ou trop de plugins. Réduis la taille du monde au prochain wipe, ou passe à l'offre au-dessus en un clic.
« J'ai perdu l'accès admin »
Relance la commande ownerid depuis l'onglet Console — elle fonctionne serveur allumé — puis server.writecfg.
Avec ces neuf étapes tu as un serveur Rust configuré, administrable et prêt pour son premier wipe. Le plus dur sur Rust, ce n'est pas de lancer le serveur : c'est de tenir un rythme de wipe régulier et de communiquer dessus. Les serveurs qui durent sont ceux qui sont prévisibles.
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